HYDROGEN

Démarche diagnostique et thérapeutique de la maladie thromboembolique veineuse

Spécialistes ciblés : Médecins Généralistes

Formateur : FLOPIN Olivier

Financeur : ANDPC

Formation médicale sur les addictions aux opioïdes en DPC

Durée de l’e-learning : 4h

Indemnisation : 180,00 €

Résumé du e-learning sur monDPC

Cette formation est à destination des médecins généralistes quelque soit leur mode d’exercice qui sont confrontés aux patients suspects de maladie thromboembolique veineuse .Elle s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des pratiques et de l’approfondissement des connaissances des pratiques diagnostiques sur le thème de la démarche diagnostique et thérapeutique de la maladie thromboembolique veineuse , autour des dossiers sélectionnés dans leur patientèle .Elle permet de comparer les pratiques constatées aux recommandations des sociétes savantes ou à la bibliographie existante en l’absence de recommandation.

Objectif de la formation médicale

Les objectifs généraux de cette action sont les suivants :
A / Assurer la sécurité des soins par l’évaluation du risque hémorragique, des situations à risque, et du risque thrombotique
B / Evaluer le risque de maladie thromboembolique veineuse à partir du score de Wells ou de Genève
C / Confirmer ou exclure le diagnostic de maladie thromboembolique veineuse par l’utilisation d’examens complémentaires pertinents
D/ Choisir la stratégie thérapeutique de la maladie thromboembolique veineuse

Plus d'informations sur cette formation DPC de cardiologie et d'hématologie

La maladie thromboembolique veineuse (MTEV) représentée principalement par la thrombose veineuse profonde (TVP) et l’embolie pulmonaire (EP) est une des principales causes de décès d’origine cardiovasculaire (avec l’infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux). Il s’agit d’une pathologie grave pouvant engager le pronostic vital (embolie pulmonaire potentiellement fatale) ou entraîner des séquelles importantes (syndrome post-thrombotique). Le médecin de premier recours se trouve souvent en première ligne pour diagnostiquer cette maladie.
Son rôle sera de recueillir les arguments pour diagnostiquer ou exclure une MTEV, rechercher les facteurs favorisants et les facteurs de risques hémorragiques. Les signes et les symptômes isolés n’étant pas assez sensibles ou spécifiques pour pouvoir s’y fier, le recours à des scores de prédiction clinique présente un intérêt reconnu.
Ces scores appelés « score de Wells » ou de « Genève modifié » sont adaptés aux types de MTEV (score de Wells adapté à la TVP ou à l’EP) et repose sur un interrogatoire et un examen clinique précis. Le résultat permet ensuite de classer le risque en risque faible, modéré ou intermédiaire. Les investigations complémentaires s’appuient ensuite sur la gradation de ce risque pour affirmer ou exclure le diagnostic de MTEV
Le traitement de référence sont les anticoagulants dont le rapport bénéfice/risque est bien établi car ils sont utilisés depuis plus de 60 ans dans de nombreuses situations cliniques. La population concernée est de plus en plus large, souvent âgée et fragile. Le risque majeur associé à leur utilisation est le risque hémorragique. Cette iatrogénie est liée à leur mode d’action pharmacologique et est majorée dans certaines situations : patients âgés, polypathologie, insuffisance rénale, insuffisance hépatique, faible poids corporel, interactions médicamenteuses, gestes à risque hémorragique. Des cas d’administrations inappropriées ou d’erreurs médicamenteuses peuvent également être à l’origine d’un risque hémorragique.
Depuis 2009 l’arrivée sur le marché des anticoagulants oraux (AOD) représentent, selon les indications, une alternative aux anti vitamines K (AVK) et/ou aux héparines de bas poids moléculaire (HBPM). Le médecin de premier recours se trouve souvent dans la situation complexe de devoir instaurer un traitement anticoagulant au risque d’être iatrogénique sans avoir de certitude diagnostique clinique, car les signes de la MTEV sont peu spécifiques